Psycho-généalogie

La Psychogénéalogie

À travers mon expérience personnelle et professionnelle, j’ai pu constater avec force qu’une thérapie restait incomplète quand l’histoire de la famille n’etait pas explorée. Notre arbre généalogique regorge d’informations indispensables à la compréhension de notre propre histoire, de nos blocages et symptômes.  J’intègre donc dans mon approche psychothérapeutique, l’analyse transgenerationnelle avec divers outils dont les constellations familiales auxquelles j’ai été formée.
« Le principe : découvrir les événements qui, chez nos aïeux, pourraient avoir une résonance avec nos propres problèmes. Mais comment un fait, heureux ou malheureux, du passé,  » caché  » qui plus est – par ignorance ou sous le poids d’un  » secret de famille  » –, peut-il avoir de telles conséquences quelques générations plus tard ? Quand il court sur deux ou trois générations, ce phénomène de répétition peut s’expliquer aisément : par une transmission orale directe, des comportements visibles ou des sous-entendus dont le sens peut être deviné intuitivement. » (Psychologie Magazine )

Grace à des thérapeutes et auteurs tels que Bruno Clavier, Anne Ancelin-Schützenberger, Daniele Flamembaum, etc… l’importance des poids transgenerationnels est enfin de plus en plus reconnue de tous !

En plus des déséquilibres internes, toute famille est aussi marquée par des événements nationaux ou internationaux, comme des catastrophes ou des guerres, dont les blessures non cicatrisées se transmettent en héritage. Dans chaque famille, on peut trouver des traumas, des guerres, des deuils non faits, des secrets, des non-dits, des violences, des abus, vécus dans les générations précédentes, qui ont laissé leurs traces psychique et/ou physique chez leurs descendants par le fait même de n’avoir pas pu être dits, conscientisés ou mis en rituel. Ces traces peuvent s’exprimer de manière somatiques, psychiques ou en passage à l’acte (ex: accident lors de la date anniversaire d’un deuil).
Des secrets et drames familiaux ébranlent parfois si violemment un système familial qu’un de ses membres se met à porter inconsciemment le poids d’un drame pour quelqu’un d’autre.

Voici quelques exemples tirés d’un article de l’Inrees:

 

 

Les constellations familiales font partie des moyens utilisés pour travailler les noeuds transgénérationnels.

Mises au point par Bert Hellinger, inspiré par ses expériences et formations anthropologiques et psychothérapeutiques, dans les années 1990, les constellations familiales sont une façon de mettre en mouvement le système familial des patients à travers des figurants. Elles se pratiquent ainsi en groupe (bien que des versions individuelles à pratiquer en cabinet ont été créées), et font appel à des jeux de rôles ou au psychodrame. Elles semblent mettre en évidence des liens invisibles, mais complexes à expliquer, entre les membres d’une même famille ou d’un même groupe.

Les constellations permettent donc de mettre en scène pour l’inconscient une empreinte, un noeud psychique qui empêchent les descendants de vivre leur vie. Cette mise en scène guidée par le thérapeute a pour but de trouver résolution et dénouement, de se libérer des fidélités familiales et des schémas répétitifs limitants.

Les constellations familiales engagent le corps tout autant que la parole en travaillant sur la restauration des liens intergénérationnels et sur l’enracinement du sujet dans sa place d’origine. On peut y faire appel pour retrouver du sens à sa place dans la famille ainsi que dans l’espace socioprofessionnel. Pour se relier à sa généalogie ce qui renforce le sentiment d’identité et d’appartenance  et apporte énergétiquement une consistance corporelle de force et d’ancrage. Pour se distancer des souffrances de l’histoire familiale et s’alléger des dettes de loyautés, et pour s’approprier son héritage afin de pouvoir en disposer librement et de manière adaptée.
Le fait qu’elles se pratiquent en groupe permet également de renforcer le lien humain en travaillant ensemble, les uns au service de l’histoire des autres, de se reconnaître dans les souffrances de l’autre. Au delà de reprendre sa place dans sa famille, cette pratique recrée du lien communautaire, qu’il soit culturel ou tout simplement comme relevant de l’humanité.